Monographies

Atlas d'Europe centrale et orientale de 1815 à nos jours (dir., en collaboration avec Bernard Lory, Anne Varet-Vitu et Ludovic Lepeltier-Kutashi) 


L'Histoire de l’Europe, 4 vol. (dir. Benjamin Deruelle), Paris, Humensis (à paraître en 2024). 

 

Rédaction, avec trois autres co-auteurs, du vol. 4 : riode contemporaine, XIXe-XXIe siècles (dir. Laurent Colantonio)

 


Le Populisme en Europe centrale et orientale, Paris, Fayard, coll. Histoire, 2019, 342 p.

 

En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l’autoritarisme. Trente ans plus tard, c’est dans cette partie du continent qu’agissent les plus virulents mouvements du populisme européen.
Comment comprendre un tel paradoxe  ? Une manière d’y répondre est de replonger dans l’histoire. Cette perspective de longue durée est d’autant plus nécessaire que le populisme n’est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l’Europe. Au xixe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son «  arriération  » et de la doter d’un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd’hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d’organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l’œuvre en Europe centrale et orientale en ce début de xxie  siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d’avertissement pour le reste du continent.

 

Introduction et Table des matières


L'Europe centrale et orientale de 1918 à la chute du mur de Berlin, Paris, Armand Colin, coll. U, 2017, 312 p. (réimpression 2022, 2e édition 2023) 

 

La chute du mur de Berlin en 1989 suivie de l'intégration des pays d'Europe centrale et orientale dans l'Union européenne avait été porteuses d'espoir pour la "victoire de la démocratie" sur le communisme. Cette victoire est cependant remise en cause par la montée des nationalismes et d'un sentiment anti-européen. 

Pour comprendre ce repli, l'auteur se propose de placer l'expérience communiste dans cette région dans une perspective de longue durée et dans une réflexion sur la modernisation des sociétés européennes. Son manuel croise l'histoire politique avec l'analyse des faits sociaux. Enfin, cette synthèse est axée sur une étude comparative montrant les similitudes et les spécificités des parcours nationaux dans un espace porteur d'histoire très différentes.

 

Table des matières

Chapitre 6. Les transformations sociales dans l'entre-deux-guerres


Réinventer le monde. L'espace et le temps en Tchécoslovaquie communiste, Paris, Publications de la Sorbonne, 2014, 326 p. 

 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les nouveaux régimes centre-est européens promettent à des peuples désabusés d’accomplir une véritable révolution sociale et de faire advenir un monde nouveau. La transformation des manières de vivre l’espace et le temps est au cœur de cette entreprise. La planification est censée produire une accélération du temps, les nouvelles sociabilités doivent rompre avec le rythme hebdomadaire séculier. Les transferts de propriété bouleversent le fonctionnement de l’espace public et réduisent la sphère privée à peau de chagrin. Dans la culture politique, l’espace-temps met en scène les nouvelles valeurs du régime et la vision d’une société à venir.

En reconstituant l’horizon temporel et spatial de l’individu en Tchécoslovaquie communiste, cet ouvrage fait apparaître les contours de la dernière grande tentative européenne de réinventer le monde.

 

Ce travail a été récompensé par le Prix d’histoire sociale de la Fondation Dogan – Fondation de la Maison des sciences de l’homme (Paris) et ThWiener Library Ernst Fraenkel Prize (Londres).

 

Table des matières

 

Paru en anglais  : State and Society in Communist Czechoslovakia: Transforming the Everyday from WWII to the Fall of the Berlin Wall, Londres, I. B. Tauris, 2018, 326 p.

Across Central and Eastern Europe after World War II, the newly established communist regimes promised a drastic social revolution that would transform the world at great pace and pave the way to a socialist future. Although many aspects of this utopian project are well known – fast-paced industrialisation, collectivisation and urbanisation – the regimes even sought to transform the ways in which their citizens interacted with each other and the world. Using a unique analytical model based on anthropology, sociology, history and extensive archival research, award-winning scholar Roman Krakovský considers the Czechoslovakian attempt to ‘reinvent the world’ in this all-encompassing way. Ranging from WWII to the fall of the Berlin Wall, his innovative analysis considers the impact of Stakhanovism, the impossible production targets intended to assert socialism’s future potential; the attempt to replace Sunday’s Christian attributes with socialist ones; and the profound changes brought about to the public and private spheres, including the culture of informing and the ways this was circumvented. Across a wide range of case studies Krakovský demonstrates both the far-reaching extent of the communist vision and the inherent flaws and contradictions that gradually destabilised it. This in-depth perspective is vital reading for all scholars of twentieth-century history and politics.



Rituel du 1er mai en Tchécoslovaquie, 1948-1989, Paris, L’Harmattan, 2004, 212 p.  

 

Journée emblématique du mouvement ouvrier, le 1er mai devient, avec l’arrivée au pouvoir des communistes, une célébration du travail et de son héros, le travailleur. Primes sur objectifs, médailles et places d’honneur aux plus méritants, les récompenses foisonnaient pour faire de l’ouvrier laborieux un modèle pour tous. Valeur essentielle, le travail devait structurer la société socialiste, représentée dans sa forme idéale dans le cortège. Les populations défilaient avec leurs entreprises, en fonction des secteurs économiques et des performances de production, les meilleurs offrant leurs réussites aux gouvernants et au peuple. Organisé en fonction de critères économiques, le défilé devait être un lieu d'apprentissage des valeurs socialistes et le 1er mai une date clé de la nouvelle symbolique du régime.

Cet ouvrage analyse le rituel communiste du 1er mai, les mécanismes de la mobilisation des populations et les raisons d’une participation massive. 


Direction d'ouvrages

Peter Salner, Recueil d'articles et d'essais [Titre à définir], Paris,

Eur’Orbem Éditions, à paraître en 2022 (direction d’ouvrage, « Avant-propos » et appareil critique)

Ľubomír Lipták, La Slovaquie et l’Europe. Essais et articles, Paris, Eur’Orbem Éditions, 2019, 320 p. (direction d’ouvrage, « Avant-propos » et traduction d’un article, « L’historiographie slovaque de l’après-guerre ») 



« Politiques symboliques en Europe centrale et orientale, 1948-1989 », direction du numéro thématique de la revue La Nouvelle Alternative, 66-67 (2005), 204 p.


Articles dans les revues à comité de lecture

 

Chapitres dans les ouvrages collectifs

« Les enjeux climatiques dans les pays du groupe de Visegrad », in Sandro Gozi, Dusan Sidjanski, François Saint-Ouen (éd.), La Finance au service de la transition écologique en Europe, Genève, Centre de compétences Dusan Sidjanski en études européennes / Global Studies Institute, Université de Genève, 2021, p. 65-86.

« Europe : la montée du populisme et de l'autoritarisme », in L'Histoire de l'Occident. Hors-série La Vie - Le Monde, Paris, Malesherbes Publication, 2021.

« Les démocraties illibérales en Europe centrale »in L'Europe et les populismes : Essentiels d'Etudes, Paris, Etudes, 2019, p. 85-108.

 

En 1989, la chute du mur de Berlin est célébrée comme une victoire de la démocratie sur le dernier grand autoritarisme du XXe siècle. Trente ans plus tard, les pays de l’Europe centrale devenus entre-temps membres de l’Union européenne basculent les uns après les autres vers les autoritarismes d’un type nouveau, les « démocraties illibérales ». La plupart d’entre eux connaissent une période de boom économique, avec des taux de croissance deux voire trois fois supérieurs à ceux de l’ancienne Europe des quinze. Et, pourtant, la xénophobie et l’intolérance y sont au plus haut, surtout chez les jeunes. Comment comprendre de tels paradoxes ?

 

Articles « Les Balkans », « Le Royaume des Serbes Croates et Slovènes », « La Bulgarie », « La Roumanie » et « L'Albanie » pour l'exposition et le catalogue de l'exposition A l'est, la guerre  sans fin, 1918-1923, Paris, Gallimard, 2018.

 

Le catalogue a été remarqué par le Prix CatalPa 2018 des meilleurs catalogues d'exposition.

Entrées « UDV en République tchèque » et « socialismrealised.eu », in Frédéric Zalewski, Laure Neumayer (dir.), Condamner le passé ? Mémoires des passés autoritaires en Europe et en Amérique latine, Nanterre, Presses universitaires de Paris-Nanterre, 2019.

« The Peace and the War Camps. The Dichotomous Cold War Culture in Czechoslovakia: 1948-1960 », in Thomas Lindenberger, Annette Vowinckel (dir.), Cold War Cultures. Perspectives on Eastern and Western European SocietiesNew York / Oxford, Berghahn Books, 2012, pp. 213-234.

 

Réédité en paperback en 2017.

« Continuity and Innovation: Itineraries of the May Day Ritual in Czechoslovakia », in Balazs Apor, Peter Apor, E. A. Rees (éd.), The Sovietisation of Eastern Europe. New Perspectives on the Postwar Period, Washington, New Academia Publishing, 2008, pp. 135-147.

 

« Les élites du 1er mai en Tchécoslovaquie : une représentation », in Nicolas Bauquet, François Bocholier (dir.), LeCommunisme et les élites en Europe centrale, Paris, Presses universitaires de France, 2006, pp. 229-235.

Autres articles

« Slovaquie » entrée pour L’Encyclopédie de l’Etat du monde, Paris, La Découverte (2008-2012)

 

« Tábor vojny a tábor míru. Camera obscura », Dějiny a současnost, n° 6, 2008.

 

« Ať žije první máj. Rituál oslav Svátku práce »Dějiny a současnost, n° 1, 2006, p. 17-22.

 

« Prvomájové tribúny v komunistickom Československu »História revue, n° 3, 2006, p. 10-11.

 

« Smutné 55. výročie. Pred 55 rokmi prijali rasové zákony »Historická revue, n° 6, 1996, p. 16-17.

 

Comptes-rendus

Annales E.S.C. (Paris) – Revue d’histoire moderne et contemporaine (Paris) – Cahiers du monde russe (Paris) – Laboratorium. Russian Review of Social Research (Saint Petersbourg) – Hungarian Historical Review (Budapest) – Journal of European Integration History (Luxembourg) – Emulations (Luxembourg) - Le Monde des livres (Paris) – Kritika & Kontext (Bratislava) –Historický Časopis (Bratislava)

 

Traductions

Miroslav Kusy, « Le sens de la Charte 77. La dissidence et les relations tchéco-slovaques », traduction du slovaque pour  La Nouvelle Alternative, 77 (2007), p. 99-106.

 

Jan Keller, « La logique de l’engagement écologiste en République tchèque », traduction du tchèque pour Sandrine Devaux (dir.), Les Nouveaux militantismes dans l’Europe élargie, Paris, L’Harmattan, 2005, p. 171-190.

 

Isabella Main, « Les fêtes nationales en Pologne communiste. Le passé au service du présent », traduction de l'anglais pour La Nouvelle Alternative, 66-67 (2005), p. 115-136.

 

Adrien Marino, « Dejiny náboženských predstáv a ideí » (translation to Slovak from « Histoire des idées et des croyances religieuses », Cahiers roumains d’études littéraires, 1 (1977)), in Kritika & kontext, 1 (1998): 39-41. 

 

Nicolas Baverez, « Zoči-voči totalitarizmu : Raymond Aron a Hannah Arendtová », traduction du français (« Face au totalitarisme : Raymond Aron et Hannah Arendt », Magazine littéraire, 337 (1995)) pour Kritika & kontext, 4 (1997), p. 87-90.